Poumon et mou

Abats et sous-produits

Le poumon, appelé mou en boucherie, est un abat à faible densité énergétique et protéique utile, riche en eau et en tissu conjonctif, principalement valorisé en friandises déshydratées. Sa teneur en protéines réellement assimilables est inférieure à celle du muscle squelettique en raison d'une forte proportion de collagène (NRC, 2006). Le poumon est une matière de catégorie 3 autorisée en alimentation animale dans l'Union européenne (EUR-Lex, 2009).

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Qu'est-ce que le poumon sur le plan nutritionnel ?

Le poumon est un organe respiratoire spongieux, riche en eau, en collagène et en élastine, dont la valeur protéique utile est plus faible que celle du muscle, car le collagène est pauvre en certains acides aminés essentiels. Sa faible densité en fait un abat léger sur le plan calorique (NRC, 2006).

La structure du poumon, faite d'alvéoles et de tissu conjonctif, explique sa texture aérée et sa forte teneur en eau à l'état frais. Une part importante de ses protéines est du collagène, dont le profil en acides aminés est incomplet, notamment pauvre en tryptophane et en méthionine (NRC, 2006). De ce fait, à pourcentage de protéine brute affiché équivalent, le poumon offre une valeur biologique inférieure à celle d'un muscle. Sa densité en vitamines et oligoéléments est modérée. Déshydraté, il perd son eau et devient une friandise légère et croustillante, ce qui constitue son usage principal.

Quel rôle nutritionnel joue le poumon chez le chien et le chat ?

Le poumon joue surtout un rôle de friandise peu calorique et appétente, plutôt qu'un rôle nutritionnel central, en raison de sa faible densité en protéines utiles et en micronutriments. Il convient comme récompense légère, mais ne remplace pas une source protéique de qualité (NRC, 2006).

Chez le chien, le poumon déshydraté est une friandise prisée, facile à fractionner et peu calorique, utile dans une démarche de contrôle du poids. Chez le chat, son intérêt nutritionnel reste limité par sa faible valeur protéique, le carnivore strict ayant des besoins élevés en protéines de haute valeur biologique (NRC, 2006). Dans une ration, le poumon ne doit pas être compté comme une viande musculaire, car sa contribution en acides aminés essentiels est moindre à teneur protéique apparente égale. Sa place est celle d'un complément d'appétence, non d'une base nutritionnelle.

Le poumon est-il un sous-produit sans valeur ou un remplissage déguisé ?

Le poumon a une valeur nutritionnelle réelle mais limitée, ni nulle ni équivalente à celle du muscle. La croyance d'un « remplissage déguisé » exagère un fait exact, sa faible densité protéique utile, mais ignore son usage légitime comme friandise peu calorique.

La croyance répandue oscille entre deux discours : le poumon serait un déchet sans intérêt, ou au contraire une friandise « naturelle » de grande valeur. Les deux sont partiels. Le fait établi est que le poumon, riche en collagène, offre une valeur biologique protéique inférieure à celle du muscle, ce qui le rend peu pertinent comme source protéique principale (NRC, 2006). Pour autant, il ne s'agit pas d'un ingrédient dangereux ni d'un véritable remplissage, puisqu'il reste un tissu animal de catégorie 3 (EUR-Lex, 2009). Le risque réel n'est pas toxicologique mais nutritionnel : surévaluer sa contribution protéique dans une formule où il serait surreprésenté. La distinction utile oppose une crainte exagérée, celle d'un déchet, et un usage adapté, celui d'une friandise légère.

CritèrePoumon (mou)Muscle squelettiqueNiveau de preuve
Protéine utilePlus faible (collagène) (NRC, 2006)ÉlevéeModéré
Densité caloriqueFaible (NRC, 2006)ModéréeModéré
Usage principalFriandise déshydratéeBase protéiqueÉlevé
Valeur biologiqueInférieure (NRC, 2006)ÉlevéeModéré

Quel est le niveau de preuve ? (Poumon)

Le niveau de preuve est modéré à élevé sur la faible valeur biologique des protéines du poumon, conséquence de sa richesse en collagène établie par la composition en acides aminés (NRC, 2006). Il est élevé sur son statut réglementaire de catégorie 3 (EUR-Lex, 2009).

La science ne décrit pas le poumon comme un ingrédient à risque. Le point de vigilance est nutritionnel et concerne la juste pondération de sa contribution protéique, non une question de sécurité.